Il n'est pas si courant de s'intéresser à l'anthropologie johannique. Il en est d'ailleurs de même de l'ecclésiologie. Sans doute est-ce l'effet second d'une richesse théologique, christologique et pneumatologique, telle que l'étude des écrits johanniques (essentiellement le quatrième évangile et la première des trois épîtres de Jean) qui trouve déjà là un fonds quasi inépuisable. Ce n'est pas pour autant qu'il faille considérer ces textes comme un discours spéculatif, centré sur l'être de Dieu, indépendamment de l'expérience ecclésiale impliquant des hommes et femmes concrets.
L'approche ici menée se veut résolument sémantique, c'est-à-dire centrée sur les mots eux-mêmes, saisis dans leurs contextes immédiats, nombreux et divers, vu la répétition incessante des mots-clés. Elle ne saurait toutefois se satisfaire d'un simple inventaire, d'où le souci herméneutique d'articuler afin de comprendre, quitte à forcer quelque peu le propos. Le résultat escompté n'est certainemen