L'affaire Pelicot a été comme un lanceur d'alerte sur la victimisation secondaire des victimes de violences sexuelles. On se remémore les mots de Gisèle Pelicot à propos de l'allégation d'une complicité avec son ex-mari: «J'ai l'impression que la coupable c'est moi et que derrière moi les 50 sont victimes».
Le traitement judiciaire des violences sexuelles est actuellement, plus que pour d'autres infractions, maltraitant pour des victimes déjà fragilisées. C'est la double peine?: elles ont vécu des violences sexuelles et elles vivent encore des violences judiciaires au-delà de ce qui est nécessaire.
Interrogée par le quotidien Sud-Ouest, Carine Durrieu Diebolt - qui défend entre autres des plaignantes contre Gérard Depardieu - souligne que cette «victimisation secondaire» intervient dans «toutes les affaires», soit du fait de l'avocat de la défense, soit du fait des «acteurs de la justice».
C'est la quête d'une conciliation entre les droits de la défense et la protection des victimes,
Nombre de pages112
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché