Dans cette affaire de viol, tout est symbolique, tout est exemplaire. Par "hypothèse", les victimes resteront, jusqu'au bout, suspectes. Les accusés soutiendront, jusqu'au bout, qu'elles étaient consentantes. La justice piétinera quatre ans, dans ce rapport de culture où le viol
peut encore être un "dragage" un peu poussé. Les gauchistes, eux, à l'autre bout du problème, continuent de s'interroger : "Faut-il condamner les violeurs ?" Les témoins d'Anne et d'Araceli voulaient provoquer un débat, dénoncer le viol et ses causes, dire qu'il est
non seulement le pire crime contre les femmes, mais aussi contre leurs relations avec les hommes, contre l'amour en somme. Le Président de la Cour d'Assises leur refusa la parole : "la question ne sera pas posée !" ... Sauf dans ce livre qui reproduit la sténotypie intégrale de ces débats passionnés et où les témoins - des femmes députés de tous les horizons politiques : Gisèle Moreau
(P.C.F.), Florence d'Harcourt (non inscrite), Marie Jacq (P.S.),
Nombre de pages416
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché