"Tous trois à genoux, en constante adoration les uns des autres." ainsi Napoléon Ier ' a-t-il décrit Jacques et Suzanne Necker et leur fille Germaine, les yeux évidemment fixés sur cette insupportable -Madame de Staël qu'il poursuivit de sa. haine. Celle-ci a revendiqué hautement cette "adoration familiale" : "Je laisserai donc dire à qui se plaira dans cette observation bien gaie à côté de la mort que nous sommes une famille qui nous louons les uns les autres. Oui, nous nous aimés, nous avons eu besoin de le dire, et, dédaignant de jamais repousser les attaques de nos ennemis, de faire usage de notre talent contre eux, nous leur avons opposé 1.un ferme sentiment d'élévation et de fierté." "Singulière famille que la nôtre", assurait de son côté Jacques Necker et sa fille ajoutait : "Singulière peut-être, mais qu'il lui soit permis de rester telle; la foule ne se presse pas dans la voie qu'elle a choisie." C'est cette fière famille que ce livre évoque. Jacques Necker trois f