Dans sa précédente chronique, Patrick Rambaud nous présentait un Souverain Précieux et modeste, adouci, cravaté, libéré des mauvais courtisans et des conseillers bling-bling. Nicolas Ier, aux mains de de l’habile première dame, s’était converti à la tempérance, à la sagesse, à l’équanimité. Le grand homme perçait sur la talonnette. L’automne se présentait bien, sur un matelas de feuilles de chêne mais… Tout s’effondra. La bourse. La croissance. L’économie. Les ambitions libérales et fiscales. A mi-règne, la crise rhabillait son Souverain. La faute à ces salauds de traders, à ces incapables de banquiers, américains, français, de tous pays, autrefois riches et unis, la faute à tous les autres, à Adam Smith, à la Vicomtesse de La Garde, au baron de Trichet, la faute au Premier Ministre Anonyme. Alors ce fut la fin du programme de 2007 : le bouclier fiscal se fissura, le chômage s’emballa, il n’y eut plus d’heures supplémentaires
DistributeurHACHETTE LIVRE
CollectionLittérature Française
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché