Meckert « croit au théâtre », écrit Raymond Queneau en 1949. <br /> Connu comme romancier, Jean Meckert est aussi l’auteur de plusieurs pièces de théâtre, dont la plus ancienne, Les Radis creux, date de 1943, peu de temps après la parution de son premier roman, Les Coups, salué par Gide et Queneau.<br /> La lecture-spectacle des Radis creux au Vieux-Colombier <br /> est chaleureusement applaudie, le critique Thierry Maulnier <br /> soulignant alors la « valeur dramatique incontestable » de la pièce, dont le héros, Albert, est un jeune chômeur qui vit misérablement en faisant pousser des légumes sur les tombes abandonnées d’un cimetière. Albert empêche le suicide d’une jeune fille venue se tuer sur la tombe de son amant, Madeleine, qui lui confie son désespoir mais aussi sa révolte contre la tyrannie bien pensante d’une famille de bourgeois parisiens. <br /> Si un lien semble naître entre les deux êtres que rapproche la solitude, Albert est rapidement rejet