De même que «Le silence de Milan» proposait une image de la cité lombarde, «Terreurs d'été» présente une chronique de la capitale italienne. Rome y est le point d'ancrage de tous les récits, elle en apparaît même comme le personnage principal. Et Anna Maria Ortese parle de sa ville natale à visage découvert, pour nous la révéler dans ce qu'elle a de plus authentique, débarrassée des clichés qui d'ordinaire l'encombrent. Cette Rome est certes une cité surprenante, peuplée de personnages étranges et fantasques, mais c'est surtout une ville intransigeante qui a l'ambition inavouable d'exclure de son sein les petites gens et les déshérités. Terreurs d'été rejoint en cela les autres grands textes d'Anna Maria Ortese. On y retrouve le thème, cher à l'auteur, de l'exclusion engendrée par l'argent et par les différences sociales. L'héroïne de «Terreurs d'été», désireuse de passer l'été à Rome, comprendra vite qu'elle n'a pas accès aux loisirs clinquants de la bourgeoisie oisive de Monte
Nombre de pages96
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché