Alvarez est l'auteur de deux courts Traités sur l'oraison et de nombreux fragment. Ce sont ces textes qui sont ici publiés pour la première fois, avec les commentaires de son biographe le jésuite Luis de la Puente. Ils sont précédés des textes de Thérèse d'Avila sur son ami et maître Balthasar Alvarez ainsi que d'une préface de Bernard Sesé, grand hispaniste et excellent connaisseur du Carmel.
Les premières lignes du premier Traité sur l'oraison situent bien l'oraison telle que la conçoit Álvarez : « J'ai travaillé pendant seize ans comme un laboureur qui se donne toutes sortes de peines pour féconder son champ, sans faire néanmoins aucune récolte. [...] Enfin, je rentrai en moi-même, et n'eus pas de peine à reconnaître ma folie. Il en résulta que, pendant quelques jours, ma confusion devant Dieu fut extrême. La honte m'empêchait de lever les yeux. Je n'osais plus parler, si ce n'est pour le prier de me punir, de me pardonner, de remédier à ma misère. Alors, il daigna m'admettre à un
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché