Ce livre est un instant de doute. Françoise Lefèvre vacille, oscille entre renoncement et exaspération. Renoncement à poursuivre sa lente "consigne des minutes heureuses" et autres "lueurs pâlissantes de la vie" dont elle couvre depuis vingt-cinq ans ces pages blanches qui l'effraient tant. Exaspération face aux critiques aujourd'hui muets qui autrefois savaient la défendre. Une nuit, surgit ce rêve, comme un cri : elle a commis un de ces "best-sellers" que l'on s'arrache. Au réveil, elle tente d'en retenir le sujet, mais il lui échappe. De rage, elle jure l'écrire. Puis le désabusement s'estompe comme une brume. Apparaissent la solitude, la lassitude, l'épuisement de l'écrivain, luttant "pour vivre, simplement vivre".
Françoise Lefèvre a toujours écrit "loin de la dictature des meil