Dans les années 1930, une philosophe prolonge les analyses de « l'école française de la perception » (Lagneau, Alain) en élaborant la plus rigoureuse des philosophies du travail. Cette perspective philosophique nourrit déjà les écrits de la très jeune Simone Weil - écrits peu étudiés jusqu'à présent - et fournit un fil conducteur pour la lecture des textes militants, de la correspondance et du « Journal d'usine ». Le dévoilement de la signification philosophique de ces textes fait apparaître à la fois le sens de l'expérience ouvrière vécue par Simone Weil et les sources de sa remarquable intelligence critique de l'oeuvre de Marx. Il est alors possible de porter un regard neuf sur les écrits de la dernière période, au cours de laquelle la considération de la spiritualité devient prépondérante. La tâche réservée à notre époque, selon « L'Enracinement », est de bâtir « une civilisation fondée sur une spiritualité du travail ». Le franchissement d'un seuil spirituel n'introduit ni rupture
Date de publication27 juin 2001
Nombre de pages723
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché