Par la voix puissante et sombre des grandes inspirées des temps anciens, Margherita Guidacci met à jour ce qui pourrait être le mythe fondateur d'une parole poétique de la femme, alors que si longtemps la poésie s'est identifiée à la figure héroïque d'Orphée : «Abandonnées dans les profondeurs du temps et désormais réduites au silence, note Margherita Guidacci, les Sibylles évoquent à mes yeux ces Mères goethéennes, comme elles, assises au pied des montagnes, gardiennes d'un secret tout proche encore du coeur même de la vie auquel, plus intimement reliée peut-être que l'homme, la femme peut avoir plus d'accès » (Comment j'ai écrit Sibylles).
Pendant de longs mois, la Cimmérienne, la Libyque, la Persique, l'Érythréenne, la Tiburtine et les autres sibylles, l'une après l'autre, ont surgi des profondeurs du sommeil pour livrer à leur modeste soeur d'aujourd'hui leurs paroles inspirées. Par la force ou par la séduction, par l'intimidation ou par la ruse, chacune selon son caractère, elles
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CollectionCAHIERS D'ARFUYEN
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché