Cet essai comporte deux parties. La première concerne la notion d'honneur telle qu'elle figure dans l'oeuvre entière et se nourrit de sa diversité selon qu'elle concerne l'homme dit honorable, le guerrier, le roi, la femme, le fou. Suivent en seconde partie six chapitres. Ils illustrent le sens du concept d'honneur à travers des notions juridiques telles que la diffamation, la préméditation, le parricide, le consentement et d'autres développements tels
que la vengeance, d'où nait l'idée de justice, et l'ambition, bornée par la norme. Cette présence est révélée à travers une analyse rigoureuse de plusieurs pièces : Beaucoup de bruit pour rien, Macbeth, Hamlet, Le Roi Lear ou Tout est bien qui finit bien, nourrie de références philosophiques, historiques et juridiques.
En croisant littérature et droit, cet essai révèle l'extraordinaire modernité des grandes tragédies et comédies shakespeariennes qui éclairent les dilemmes moraux juridiques et humains de notre époque .