Partant de la lecture de La Survivance des lucioles de Georges Didi-Huberman mais également d’autres textes fondateurs de la poésie japonaise, de ses souvenirs d’enfance et d’autres lectures d’auteurs comme Denis Roche, le photographe japonais-français Hiroshi Maeda a capturé la danse éphémère des lucioles au Japon pendant dix années (2015-2026) au cours de leur saison printanière.Dans la culture japonaise, ces insectes lumineux sont perçus comme des esprits véhiculant les souvenirs du passé, des amours éphémères, les liens avec la mort, la luciole étant perçue comme la lueur de l’âme d’une personne décédée venant rendre visite aux vivants. Entre mi-mai et mi-juillet la saison des lucioles ne dure qu’une semaine dans les lieux où elles se déplacent après une hibernation sous terre. Il faut se déplacer, semaine après semaine, du sud vers le nord pour suivre discrètement, en silence et sans lumière, leurs apparitions loin du regard humain et des feux des villes. Après une année de vie so