Tandis que, dans la seconde moitié du IVe siècle, ces princes de la théologie que sont les Cappadociens faisaient retentir bien au-delà de leur lointaine Asie les accents vigoureux de la foi indéfectiblement attachée à la divinité du Saint Esprit, il se trouvait qu'en bordure des déserts de l'Égypte, aux portes mêmes d'Alexandrie, un homme sans titre et sans fonction ecclésiale, un fragile de l'existence puisque les circonstances l'avaient privé de la vue dès l'âge de cinq ans, Didyme l'Aveugle, menait, après la mort de saint Athanase, pour les besoins de la foi menacée, le même combat que ses grands contemporains. Il était, de par sa cécité, entouré d'amis, de « frères » disait-il, et c'est avec la timidité des humbles qu'il avait entrepris, à leur prière, cet essai de pensée chrétienne sur le mystère de l'Esprit. L'arianisme hissait le saint Esprit au plus haut sommet des anges et le rabaissait du même coup au rang des créatures il fallait lui rendre sa place divine au sein de la Tri
Nombre de pages449
Date de publication21 octobre 1992
CollectionSOURCES CHRETIENNES
Poids470 gr
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché