« Ce n’est pas un livre sur mon père. Ce serait plutôt un livre sur le temps qu’il m’aura fallu pour parler de mon père. »
Beaucoup de temps. Peut-être une vie entière pour aborder enfin Sam Rykiel, l’homme qui donne son nom à sa femme Sonia, à ses enfants, dont Nathalie, et à une marque naissante, moderne, féminine, dont personne ne sait ce qu’elle doit à la partie masculine du couple Rykiel.
Un père, divorcé encore très amoureux, l’on pourrait dire abandonné à lui-même, mort à 48 ans d’une hémorragie cérébrale, un père obnubilé par un fils aveugle qu’il veut éduquer à sa manière d’autodidacte savant et autoritaire, un père craint par une fille sauvage qui réclame de