Qu’est-ce que l’étranger signifia pour Rodin ? Avait-il une politique définie ou bien se laissait-il porter par les circonstances ? On constate que les expositions à Londres, Bruxelles, Dresde, Berlin, Vienne, Venise, etc. lui permirent de « pousser » ses œuvres les plus novatrices. La confusion qui a duré près d’un siècle entre la Terre et la Voix intérieure exposées en 1897, l’une à Stockholm, l’autre à Dresde, résultant d’un changement d’avis de dernière minute, est la conséquence de cette politique, du moins avant 1900. Après 1900, il s’agit plutôt de faire connaître son travail en profitant de la renommée acquise. Les expositions, nombreuses, relayées par la critique d’art mais aussi par des philosophes et des écrivains, Rilke, notamment, qui éprouvait une immense admiration pour lui, mirent Rodin en relation avec le monde des collectionneurs. Des ensembles très importants se constituèrent alors (Copenhague, New York, Washington ou San Francisco), avant que la donation qu’il conse
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Marque EditorialeMARE MARTIN
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché