Si le confinement nous a tous mis à l'isolement, cette expérience a eu un effet encore plus traumatisant sur Robert Combas. La mise en cage ce lion sauvage de la peinture, l'enfermement dans son atelier ce rebelle éclectique, a provoqué en lui un besoin de se donner de nouveaux complices, de nouveaux compagnons de jeux, de nouveaux alter ego. C'est ainsi que l'artiste a développé et renouvelé la thématique du portrait. Ce fut sa meilleure façon de combler ce vide social.
En donnant naissance à ce qu'il appelle son «?labyrinthe de têtes?», Combas apporte une survie matérielle à tous ceux qui hantent son esprit, à tous ceux dont il a dû se séparer par la force des événements. Comme dans les portraits du Fayoum de l'Égypte antique, toutes les figures qui traversent sa pensée renaissent sous ses pinceaux et accèdent ainsi à une immortalité artistique. Combas se libère des codes picturaux classiques de la représentation de la figure humaine et dépasse les lois de l'apparence. Il privilégie