La crise n'épargne pas le droit. Qu'il apparaisse lui-même en crise ou qu'il doive gérer des crises externes, le droit ne connait pour autant aucune notion juridique de la crise. Les règles de gestion des crises se ressemblent néanmoins et transforment le droit commun en un droit d'urgence, provisoire et attentatoire aux libertés. La globalisation vient expliquer ce constat mais son évolution récente conduit à devoir repenser la crise en droit. Les crises sont alors pensées ensemble faisant apparaître en amont l'essor d'une crise globale propre à notre période historique (celle de l'Anthropocène). Cet ouvrage est le premier à établir ce diagnostic et à proposer de repenser la crise à l'aune de ce nouveau contexte.