« Cours ma sœur, le vieux monde mâle explose derrière toi… »
Le slogan et le dessin sont signés Françoise d’Eaubonne, aquarelliste de talent à ses heures mais d’abord essayiste, militante et romancière engagée. Il est accroché dans son minuscule appartement de la rue Lécluse, où vit cette femme exceptionnelle et… grand-mère de David Dufresne. Vingt après après sa mort à l’été 2005, « oubliée de tous, honnies de toutes », l’auteur décide de nous offrir le portrait d’une intellectuelle engagée, libre, fantaisiste et passionnée.
Françoise d’Eaubonne fut de tous les grands combats d’après-guerre, elle qui eut vingt-cinq ans en 1945 : combat contre la guerre en Algérie (