Dès les premiers siècles du christianisme, les objets de piété participent aux échanges entre les croyants et l'au-delà, leur fabrication étant tour à tour encouragée ou décriée par le Saint-Siège. Ils sont présents partout, dans les édifices de culte, mais aussi dans les couvents, les hôpitaux et les maisons particulières comme autant de témoignages matériels et de pratiques qui peuvent avoir disparu. Fabriqués par des artisans spécialisés, des moniales ou même de simples croyants, ces objets sont constitués de matériaux de peu de valeur (papier, cire, tissu... ), difficiles à conserver. C'est l'une des raisons pour lesquelles ils ont peu attiré les historiens de l'art et qu'ils sont restés longtemps non inventoriés. Sans inventaire, pas de sélection, pas de conservation et pas de protection au titre des monuments historiques alors que leur disparition s'accélère au fur et à mesure de la désertification des édifices religieux. Doit-on laisser périr une oeuvre fragile, fabriquée
Nombre de pages208
Date de publication14 juin 2011
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché