« Mon père est mort deux fois. La première, il avait douze ans. C’est à ce moment qu’il a perdu son propre père, disparu à l’aube de la cinquantaine des suites d’un infarctus foudroyant. Pendant toute ma jeunesse, il m’a répété, sur un ton accusateur : "J’étais orphelin, moi ", ce qui sous-entendait une double injustice : il avait été privé de père, alors qu’à moi il était donné d’en avoir un. »
Lorsqu’il meurt, une seconde fois, vraiment alors, Dominique Fortier n’est plus une enfant. Elle est mère, écrivaine, épouse. Mais fille encore. Dans ce récit intime, écrit l’été suivant le décès de son père, elle mêle les souvenirs de cet homme taiseux, dédi&