Des biologistes américains ont noté l'existence d'une corrélation entre la présence récurrente d'épidémies infectieuses et l'apparition des religions comme facteurs d'entraide et de regroupement humains. Cette hypothèse invite à réévaluer la place et le rôle des comportements religieux en lien avec les maladies. Il existe toujours une ambiguïté du comportement de la divinité ou du saint qui, à la fois, apporte la maladie et sauve le malade. Ce principe empreint de sacré - maudit et bénit - est rarement abordé dans les travaux historiques. Or, l'attitude des hommes n'est jamais neutre à l'égard des malades. Compassion et dérision semblent recouvrir les deux faces d'une même médaille. Si le corps humain sain est un objet de désir, le corps déformé par la maladie fascine autant qu'il repousse. Aussi, en quête de guérison, le malade s'éloigne dans un sanctuaire pour faire venir le dieu à lui ou solliciter la présence de "morts très spéciaux", les saints.
Quelle est la place du soin des mal
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Forme de produitLivre broché / livre de poche broché