Regroupant les travaux d'une vingtaine de chercheurs venant de disciplines, de pays et de traditions académiques variés, ce recueil s'inscrit, comme son titre le laisse deviner, dans le vaste mouvement critique qui, depuis l'ouvrage clé de Adorno et Horkheimer, interroge la réception des Lumières et ses implications. Comment philosophes, despotes dits éclairés, romanciers, poètes, historiens ou théoriciens ont-ils imaginé, représenté ou… omis la réalité de la violence dans leurs conceptions du progrès ? Le progrès historique peut-il faire l'économie de la violence ? La violence trouve-t-elle droit de cité dans un paradigme intellectuel dominé notamment par le concept de la perfectibilité humaine ? Impérialisme, commerce colonial, émancipation des juifs, censure et culture pamphlétaire, littérature épique ou roman sadien, corrida, discours sensible, histoire de la justice et des peines et, bien sûr, révolution et lutte contre les préjugés sont les champs d'étude que les auteurs ont parc