« Vers midi, le jour de sa mort, je ne lui ai laissé qu’un seul message : “Papa, je t’en supplie, rappelle-moi…” Un seul suffisait. Je savais qu’il m’appellerait s’il le pouvait. Ma voix était grinçante, désagréable. Il m’avait fallu une volonté considérable pour arriver à parler (sans pleurer, sans crier), après l’annonce un peu sèche de son répondeur “Bernard Maris, euh… merci de laisser un message”. Quand j’y pense, quelle étrange façon de commencer ma phrase :“Papa, je t’en supplie.” Jamais je n’avais eu besoin de le supplier de quoi que ce soit. »
G. M. V.
Mêlant souvenirs d’enfance et du 7 janvier 2015, Gabrielle Maris Victorin fait ici le récit déchirant de la mort d&rsqu