L'utopie serait de croire qu'un changement de régime suffirait à changer le monde quand, les quatre fléaux - guerre, sédition, misère, servitude - se retrouvent au sein des régimes les plus divers.
En philosophe et en homme religieux, Lanza del Vasto a toute sa vie durant recherché les causes du mal. A travers des entretiens, il nous fait partager ses réflexions sur l'Histoire, sur l'Ancien et le Nouveau Testament, sur la manière dont l'homme a perverti la connaissance en vue du profit, animé par "l'esprit de lucre, de pouvoir et de possession". Il répond d'emblée aux objections derrière lesquelles chacun s'abrite pour justifier son inertie et sa résignation. La réponse est en l'homme, dans cette connaissance de soi qui mène à la conscience, et dans la non-violence active. Celle-ci procède d'un effort pour sortir de deux états : violence et lâcheté. Tout comme la charité n'est pas naturelle, mais résulte d'une volonté.
"Cette bonne nouvelle, cet évangile du