Cet ouvrage tente de faire le point sur les rapports conflictuels entre l'écriture et la foi chez Max Jacob, juif converti à l'âge de trente-trois ans, poète dont l'esthétique libertaire devait difficilement cohabiter avec le dogmatisme catholique. Au malaise existentiel la conversion ajoute de nouveaux motifs de déchirement, et met en question la légitimité de la poésie. Et l'écriture s'en trouvera influencée se soumettant à l'inévitable ambition apostolique. Mais une approche précise de l'ensemble de l'œuvre poétique et des textes religieux révèle que le poète bâtit une morale volontariste visant à conquérir la liberté. Le théoricien de l'art prônera parallèlement une inspiration contrôlée par le travail et la raison. Ainsi se construit le parcours d'une vie, sur le plan poétique comme sur le plan religieux, contre la tendance naturelle. Là où le poète ressent le désordre, il construit l'ordre; là où l'attirent les jeux de l'inconscient, il réintroduit le jugement ; là où il cherche
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché