« Livre après livre, Ravey creuse dans ses obsessions, et ses personnages forment une grande famille d’inadaptés toujours un peu égarés. On ne sait si le narrateur de Pas dupe, Salvatore Meyer, est un idiot ou un roublard, une victime ou un meurtrier ; il est le narrateur du livre et nous raconte ce qu’il veut bien nous raconter. Mais il va avoir affaire à un coriace : l’inspecteur de police Costa Martin Lopez.
L’intrigue est à la fois précise et farfelue, semée d’embûches pour égarer le lecteur. Jusqu’au dernier paragraphe on ne saura pas qui dupe qui, car cette histoire en apparence banale s’avère abracadabrante. La question de départ – l’amant ou le mari ont-ils provoqué l’accident de Tippi ? – se complexifie alors qu’on découvre les circonstances du drame. En particulier l’étrange relation de soumission que Salvatore Meyer semble avoir entretenue avec sa femme, et son