La modernité a vu la naissance d’une laïcité juive, d’abord déclinée en termes diasporiques puis en termes nationaux, dans l’Etat d’Israël. Elle a opéré une transformation culturelle qui a construit le cadre dans lequel se déploie aujourd’hui le monde juif. Si cette sécularisation a marqué la vie des Juifs, la question du judaïsme y est restée entière. Objet d’accommodement, de déni, de rejet ou de concordat, celui-ci est resté opaque à la lueur des “Lumières” juives. Le statu quo qui définit sa position dans la société israélienne de même que le dilemme étrange de l’Etat “juif et-ou démocratique” en sont les expressions les plus imagées. Le judaïsme reste un problème dans la vie des Juifs contemporains. Et si l’on renversait la perspective, en se demandant s’il recèle des ressources intrinsèques, dans sa littérature et comme absolu de la pensée, pour penser une laïcité qui ne serait plus seulement “des Juifs”, “juive’, mais aussi “judaïque”, inscrite dans les fondements mêmes du judaï
DistributeurDILISCO
Marque EditorialeIN PRESS
AudienceTous publics
LangueFrançais
CollectionPardes études et cultures juives
Date de parution05 juin 2019
Notes bibliographiques
Shmuel Trigano, professeur émérite des Universités, directeur de Dialogia, directeur de recherche à l'Institut Herzl, directeur de la revue Pardès, fondateur de l'Université populaire du judaïsme. Par