L'Écriture doit être « l'âme de la théologie », répète-t-on volontiers depuis le XIXe siècle, comme pour prévenir les théologiens de s'égarer loin de la Bible dans des abstractions ou des systèmes trop humains. Or il y eut une époque où l'Écriture était non seulement l'âme, mais la chair de la théologie. Une époque où les théologiens empruntaient à la Bible non seulement des idées, mais encore un langage et une poétique, au point que les deux, Écriture et théologie, étaient appelées du même nom : « Pagina sacra », « page sacrée ». Cette époque fut aussi celle où la théologie se constitua comme « science », s'ouvrant grand aux lumières de la raison. Alors vivaient des saints de l'intelligence tels Bonaventure, le franciscain ou Thomas d'Aquin, le dominicain. De leurs lectures des Écritures ont jailli des milliers de pages écrites sur Dieu, aussi audacieuses que des cathédrales, aussi chatoyantes que des rosaces gothiques. En dialogue avec cette époque, cet ouvrage propose de retrouver l
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché