Le Kirghizstan est une sorte d'anti-Chine qui, après l'effondrement de l'URSS, a choisi la libéralisation économique et politique. Quelques années plus tard, ce pays ne produit plus rien et développe une dépendance très forte à l'égard de l'extérieur, et de l'aide internationale en particulier. La principale ressource, l'élevage du mouton, a été totalement décimée par les réformes proposées par les grandes institutions internationales. Laminés par la privatisation et abandonnés par Moscou, les Kirghizes font aujourd'hui de « l'ouverture » une stratégie très subtile pour capter et se réapproprier toutes formes de ressources pouvant venir de l'extérieur. À travers une enquête de terrain minutieuse, Boris Petric décrit, non sans humour, les multiples rencontres parfois cocasses et souvent teintées d'incompréhension entre la population locale et toutes les bonnes volontés étrangères venues les réformer. ONG, fondations philantropiques, agences internationales et de nombreux missionnaires e
Marque EditorialeBELIN
DistributeurUNION DISTRIBUTION - UD
Poids264 gr
LangueFrançais
CollectionAnthropolis
Date de publication21 janvier 2013
Notes bibliographiques
Boris Pétric est anthropologue au centre Norbert Elias (EHESS/CNRS) à Marseille.Après avoir travaillé sur des questions d'ethnicité en ex-Yougoslavie, il prolonge son intérêt pour l'espace post-social