« Je n’ai rien vu, ni à Rome, ni à Florence, ni à Gênes, que l’on puisse préférer à l’originale variété qui éclate dans les palais de Venise, ce sont de véritables tableaux dont il faut admirer le dessin, la couleur et l’expression. » Viollet-Le-Duc
Curieux paradoxe que la Venise du xviiie siècle : politiquement et économiquement sur le déclin, elle connaît un formidable âge d’or culturel. Dans tous les domaines des arts, pictural, architectural, décoratif, musical, le temps est à la fête, la cité lacustre rayonne dans toute l’Europe. Les seuls noms de Guardi, Vivaldi, Goldini sont autant de témoignages de cette magnificence qui jamais ne déclinera. Comment la peinture et la sculpture se sont-elles fait le reflet de cette splendeur ? Comment Canaletto a-t-il magnifié l