On cherche du côté du mal, cela est constant. Quelle pauvreté ! Ai-je du bonheur à lire ? Aussitôt on me propose une " grille de lecture ", on met le texte sur le gril ; il en sort tout roussi, comme celui qui s'est frotté au diable. On suppose que l'étoffe de ce texte si bien tissé a des dessous affriolants: cochons, par exemple, ou cruels (mais la cochonnerie, louche par construction, n'est qu'une fiction de cruauté posée sur l'amour)... Le livre que voici est une leçon bien différente, qui prend le génie au mot, soit au pied de la lettre. Le bonheur d'écrire vient du souverain bien : seuls les bons sentiments font la bonne littérature. Les chefs d'oeuvre parlent d'or, ou chantent juste : c'est tout un. Je voudrais dire ce que quelques-uns m'ont chanté. Leur éloquence n'est pas ajoutée après coup à l'information qu'ils contiendraient. Comme cette information éventuelle pourrait tenir en d'autres récipients, je dois croire que la beauté leur est fournie pour m'apprendre