Né en 1608 à Londres, John Milton, après des études à Cambridge, est conduit à renoncer à une carrière ecclésiastique ou universitaire toute tracée pour écrire, il le sait déjà, son oeuvre. Il se retire dans la maison familiale, lit des classiques grecs et latins, étudie l'histoire politique et religieuse et compose ses premiers poèmes.
Il rédige une série de pamphlets politiques notamment contre l'épiscopat, en faveur de la liberté de la presse et sur le divorce. S'étant rangé du côté des parlementaires contre les monarchistes, il entame une carrière politique, avec des fonctions comparables à celle d'un sous-secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères. Le rétablissement de la monarchie en 1660 le condamnera à une amende et à l'emprisonnement. Gracié, Milton mènera jusqu'à sa mort, en 1674, une vie retirée, consacrée à l'écriture.
Mais cet homme connaît un destin extraordinaire quand, devenu aveugle, il entreprend son plus grand poème, Le Paradis perdu, qui sera pl