Avouons-le : nous avons souvent bien du mal à nous considérer comme membres du Corps du Christ. Cela d'autant plus lorsque nos assemblées dominicales sont dispersées par les restrictions sanitaires ou que les scandales de l'Église mettent en lumière les fautes insupportables de certains d'entre nous. C'est donc qu'il nous faut apprendre à porter sur cette réalité un regard de foi, d'espérance et de charité.
Lorsque nous méditons sur le « corps mystique », notre conscience d'y appartenir est renouvelée, avec de nombreuses conséquences sur les plans éthique, politique, écologique et eschatologique. Savoir que nous sommes appelés, dans le prolongement de la messe et de la communion eucharistique, à ne former qu'un seul corps bouscule nos existences : cela nous pousse à lutter contre l'individualisme, à mieux comprendre l'Église comme une communion hiérarchique sans cléricalisme, mais avec une vraie diversité de ministères, à approfondir le dialogue oecuménique, à faire corp