Fondateur en 1890 de l'École biblique de Jérusalem, en 1892 de la « Revue biblique », en 1900 de la collection des « Études bibliques » - autant d'institutions qui poursuivent aujourd'hui l'étude scientifique de la Bible -, le dominicain Marie-Joseph Lagrange (1855-1938) a connu et subi toutes les vicissitudes de l'attitude de l'Église romaine sous quatre pontificats.
Si Léon XIII, conseillé par le cardinal Rampolla, fait d'abord confiance à l'École biblique et veut même appeler le père Lagrange à Rome pour y fonder un enseignement scientifique de la Bible, telle n'est pas l'attitude de son successeur. Confronté à la crise moderniste, Pie X redoute les effets néfastes de l'exégèse critique. Il ne cesse donc de manifester sa méfiance à l'égard des travaux de l'École de Jérusalem, jusqu'à un blâme public décerné en 1912 par les services du cardinal De Lai. Sous Benoît XV, en dépit du revirement par rapport à l'orientation précédente, une encyclique (« Spiritus paraclitus ») désavoue Lagr
Nombre de pages625
Date de publication26 mai 2005
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché