Cet ouvrage pose un regard critique sur la régulation de l'activité de recherche au nom de l'éthique. Il démontre qu'au-delà des principes qui font consensus, la régulation de la recherche souffre d'un grave problème de malréglementation. Il est ici question de malréglementation comme, en d'autres milieux, il est question de malbouffe. Il y a malréglementation lorsque, s'appuyant sur des principes admis de tous, l'on multiplie les contraintes sans justifications sérieuses et sans pour autant accroître les protections recherchées. A partir de différentes perspectives, les auteurs décrivent comment ce qui devait constituer une occasion de dialogue sur les valeurs et les enjeux de certains types de recherche s'est peu à peu transformé en un dispositif autoritaire, bureaucratique, marqué au coin de la procédure et de l'obsession du "formulaire de consentement". Ce type de dispositif est imposé dans un vaste ensemble de situations qui ne présentent pas toutes les mêmes intensités de risque.