Au soir de ma vie, me voilà totalement oubliée. Mais celam’indiffère, car je n’ai jamais recherché la notoriété. Nonprémédité et peu connu, mon rôle a été déterminant pour l’avancée de la Francevers sa modernité. Alors que rien ne m’y destinait, je suis devenue l’égérie degrands acteurs de l’automobile naissante, la muse qui les a conseillés,stimulés, parfois même bousculés. Étrange destinée pour une femme encette fin du XIXe siècle. Les femmes avaient encore si peu le droit de dire oude faire, pas même celui de gérer leurs propres biens et toujours pas dereconnaissance citoyenne. Volontarisme et entrepreneuriat étaient encore desgros mots. Que dire, alors, d’une ingérence dans le milieu si masculin du mondetechnique et industriel ? Pourtant, historiens et spécialistess’accordent à dire que, sans moi, l’industrie automobile n’aurait pas jailliaussi vite, et que la France n’aurait pas été la première au monde dans cedomaine. Si les noms d’Édouard Sarazin, René Panhard, Émile Levassoret
Poids1 kg
Nombre de pages296
CollectionHORS COLLECTIION
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché