Et si la littérature nous aidait à respirer quand le monde devient illisible ?
Depuis près d’un siècle, c’est en lecteur insatiable que Paul Valadier dialogue avec les grandes voix d’hier et d’aujourd’hui – de Dante à Proust, de Rousseau à Camus, de Pascal à Soljenitsyne, de Marie Noël à Kamel Daoud. Philosophe attentif à son temps, familier de Nietzsche et du dialogue entre foi chrétienne et modernité, il prend la littérature au sérieux : comme une expérience vivante, une traversée, une respiration.
Roman, fiction, autobiographie ne sont pas des échappées hors du réel. Ils en révèlent les strates cachées. À travers le jeu du langage et la liberté de l’imaginaire, ils disent nos angoisses, nos attentes, nos espérances. Ils ouvrent des chemins inattendus vers l’invisible, discrètement niché au cœur du plus charnel de l’existence.
La littérature n’explique pas tout, nous dit Paul Valadier, mais elle éclaire, apaise, aiguise – quand le réel devient trop