Entre 1947 et 1953, alors qu'il est menacé d'extradition du Danemark, où il réside, afin d'être jugé en France pour collaboration avec les Allemands, Louis-Ferdinand Céline entretient une relation épistolaire cruciale avec les deux avocats chargés de le défendre. Le premier, Maître Albert Naud, est un ancien résistant ; le second, Maître Jean-Louis Tixier-Vignancour, a été lui aussi suspecté de collaboration avant de bénéficier d'un non-lieu. La presse française, notamment communiste, fait monter la pression autour de son procès : des témoignages douteux et de fausses photographies circulent. Les lettres de Céline depuis l'exil montrent un homme qui se bat avec la dernière énergie pour éviter la prison : "La Prison est le seul mot avec lequel je ne fasse pas joujou", écrit-il en 1948. Cette correspondance met en scène un trio dans une pièce à suspense et à rebondissements. Par-devers lui, Céline surnomme Naud le "cabotin" et Tixier l'"hurluberlu", et joue l'un contre l'autre, les deux
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché