De toutes les œuvres érotiques du XIXe siècle, celle de Théophile Gautier est probablement la plus méconnue. L'auteur ne la destinait d'ailleurs qu'à un petit cénacle de lettrés. Ses admirateurs, Flaubert, Saint-Victor, les Goncourt se montrèrent enthousiastes face au foisonnement de l'imagination et à l'exubérance du style qui, loin de s'opposer à la délicatesse des poèmes d'Émaux et Camées, venaient la compléter. Fait quasi unique dans la littérature, une grande partie de cette œuvre se compose de lettres. Il ne s'agit pas d'un roman épistolaire, comme le célèbre Un été à la campagne, mais d'une correspondance privée entretenue pendant plus de dix ans avec madame Sabatier, la belle Présidente, qui laissa Clésinger mouler son corps pour la Femme piquée par un serpent et à laquelle Baudelaire voua le plus immatériel des amours. Ces Lettres à la Présidente furent, jusque très tard dans le XXe siècle, condamnées par la justice et vouées à l'Enfer des bibliothèques. Les censeurs virent un
Forme de produitLivre relié
Nombre de pages256
Poids445 gr
Marque EditorialeCHAMPION
AudienceTous publics
CollectionTextes de littérature moderne et contemporaine