Freud proposait comme visée de la cure de rendre le sujet capable d’aimer et de travailler.
Qu’en est-il aujourd’hui pour chaque psychanalyste ? Qu’est-ce qui sous-tend notre écoute des différents patients et de leurs souffrances ? La question posée est bien celle des visées de la cure et de leur pluralité, en-deçà de toute représentation-but. Ainsi avec Piera Aulagnier, Wilfred R. Bion ou encore avec Donald W. Winnicott – d’autres seraient à convoquer – mettent en relief le dédoublement et/ou la division du sujet dans le rapport autoréflexif à lui-même, sa capacité à mettre en œuvre à la fois le pluriel des identifications qui le constituent et le pouvoir identifiant des liens individuels et collectifs qui le définissent.
Nathalie Zaltzman infléchit de telles perspectives lorsqu’elle envisage la cure comme un espace permettant de « rencontrer les figures intimes de la barbarie ». Elle met alors l’accent sur la possibilité d’une « guérison psychanalytique », qui