C’est à la psychanalyse que l’on doit en grande partie le concept d’état-limite. L’extension de sa pratique, à la fin des années trente, principalement aux États-Unis, devait familiariser les cliniciens avec des états d’allure névrotique, des formes de pathologie du caractère qui, à mesure que le processus analytique s’engage, dévoilent des modes de fonctionnement mental proches de ce qui est observé chez les psychotiques. C’est dans le transfert et la régression, par les particularités des systèmes défensifs, que se manifeste cette pathologie latente. Les déboires rencontrés chez ces patients ont incité les psychanalystes à préciser cette forme de contre-indication de la cure et à dépister, derrière la symptomatologie névrotique ou le syst&egrav