« Les yeux ouverts, nous marchons vers l’hiver de la liberté. Nous n’y sommes pas encore mais nous nous y rendons, docilement, presque sans résister, comme portés par les vents mauvais. Je ne peux toutefois me défaire de l’idée qu’on puisse échapper au pire. Cela implique une prise de conscience collective débarrassée des pesanteurs, des excès et des mensonges qui ont pris notre temps en otage. Cela exige aussi de rompre avec nos réflexes anciens, nos maladies chroniques qui ont la tendance fâcheuse de se prendre pour leurs remèdes… »
Ainsi Mathieu Laine ouvre-t-il ce livre salvateur. Il développe, par saisons, le cycle sombre dans lequel nous sommes plongés : parce qu’au cœur d’un été glorieux, fruit d’un printemps libérateur, nous avons trahi la