Les poétiques italiennes du poème chevaleresque (appelé, au XVIe siècle, "roman", et dont les exemples les plus significatifs sont le Roland amoureux de Boiardo et le Roland furieux de l'Arioste) n'ont jamais été traduites en français, bien qu'elles aient une réelle importance pour comprendre à fond la réflexion théorique sur le genre narratif, en France, au XVIe et, surtout, dans la première moitié du XVIIe siècle. Les romans héroïques français de l'âge baroque et les observations sur ce type de roman (comme, par exemple, la Préface d'Ibrahim ou l'Illustre Bassa de Georges de Scudéry et le Traité de l'origine des romans de Pierre-Daniel Huet) prennent en effet le contrepied, dans plusieurs domaines, des récits de chevalerie et des observations, élaborées en Italie durant la Renaissance, sur cette dernière modalité narrative.
Ces poétiques du "roman" (qui représentent la première réflexion théorique des temps modernes sur le genre narratif) sont l'apanage de trois auteurs: Simon Fórna