La nuit tombe sur la cité Bassens. Ce 2 avril 2016, l’alimentation générale a gardé ses portes ouvertes, pour retransmettre le classico du football espagnol, FC Barcelone-Real Madrid. Les cris des supporters résonnent encore quand des rafales d’armes automatiques déchirent la nuit. Il est 22 heures, le match n’est pas achevé mais trois hommes viennent de rendre leur dernier souffle, portant à dix le nombre de victimes de règlements de compte à Marseille depuis janvier.
En dépit des promesses politiques, des coups de filets anti-drogue, des opérations mains propres dans les collectivités, de l’arrestation en 2010 de Bernard Barresi et des frères Bengler, les criminels les plus redoutés de la ville, les démons de Marseille s’agitent encore