Un troupeau de chrétiens anonymes, guidé et dominé par de grands papes et de saints moines, ainsi a-t-on longtemps voulu se figurer l'Église du Moyen Âge. Les laïcs y jouèrent pourtant un rôle dont les historiens soulignent l'importance depuis une bonne trentaine d'années. À bon droit : nombreux furent les fidèles qui seront allés bien au-delà d'une pratique religieuse conformiste et routinière, suscitant de nouvelles formes de vie chrétienne sans pour autant renoncer à leur état. Entre cette élite de laïcs et le clergé, les relations furent complexes et diverses selon les lieux et les époques. De beaux exemples existent d'encouragement et de soutien mutuels. Mais la primauté du spirituel était souvent synonyme de prépondérance des clercs. Les recherches rassemblées dans cet ouvrage mettent l'accent sur les obstacles que rencontra la promotion du laïcat. Participation à la guerre, travail professionnel, vie sexuelle des époux constituaient aux yeux des clercs autant de handicaps pour p
Date de publication09 septembre 1987
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché