À la recherche du temps perdu, vaste œuvre cyclique, ne fait que conter l'histoire de la vocation de son Narrateur, vocation dont l'aboutissement est le passage à la création littéraire qui coïncide avec la fin du roman, et en constitue à la fois le véritable commencement. Alors, la Recherche, qui symbolise le livre futur virtuel du Narrateur qui est à la fois même et dissemblable, n'a d'autre sujet que sa propre rédaction, que celui de la possibilité même d'exister ; elle actualise le triomphe de l'écriture intransitive, l'écriture qui ne renvoie qu'à elle-même. Mais la quête de l'art qui est celle du héros, offre et développe l'exposé d'une gigantesque théorie esthétique qui constitue le soubassement de l'œuvre, théorie dans laquelle toutes les formes d'art sont convoquées, analysées, sondées, confrontées les unes aux autres dans un immense système d'échos, ces formes d'art qui génèrent un métalangage dont la finalité est de décrire conjointement l'œuvre qui les contient et l'œuvre à