Toute sa vie Baylón a cherché, selon ses mots, à « retranscrire la réalité de manière
naturelle. Sans composer ou modifier la scène. […] Photographier les gens tels qu’ils
sont, tels qu’ils se présentent au monde et non tel que le photographe souhaiterait
qu’ils soient. »
À 26 ans, son père lui offre un Rolleiflex qu’il ne quittera plus et avec lequel il tente
de capter l’âme des gens. Il saisit sur le vif les enfants, les mendiants, les prostituées,
les marginaux. Chiens et chats errants, musiciens de rue, amoureux fugaces, rien
n’échappe à son regard précis. Son ami Quico Rivas décrit la « recet