Divinisé ou diabolisé, sauvage ou domestique, craint ou adulé, le chat a depuis des siècles fasciné les peintres. De l’Antiquité jusqu’à nos jours, il a occupé une place majeure dans l’histoire de l’art, en suivant l’évolution des styles et des moeurs. Vénéré dans l’Égypte antique, assimilé à Satan et à la sorcellerie au Moyen Âge, il va connaître un lent processus de réhabilitation à la Renaissance. Réintégrant peu à peu le coeur du foyer, le chat devient ainsi un motif pictural récurrent, s’immisçant dans les scènes de genre et les natures mortes, accompagnant de sa présence affectueuse et espiègle les portraits de jeunes filles ou d’enfants. Fascinés par sa beauté et sa force d’expression, les artistes von