À la différence d'un John Donne, largement célébré de son vivant, l'oeuvre de Thomas Traherne est restée très longtemps inconnue. Pourtant il est peut-être le plus grand des poètes métaphysiques anglais.
Dans sa préface à l'Anthologie bilingue de la poésie anglaise de la Pléiade, Bernard Brugière présente ainsi ce mouvement : « Aux côtés de Donne, figure dominante du groupe, il faut citer les noms de quatre grands poètes religieux : George Herbert, Richard Crashaw, Henry Vaughan, Thomas Traherne [...] On trouve à la fois chez Traherne un mysticisme hédoniste et un panthéisme radieux [...] Dans l'illumination de l'Innocence (originelle ou retrouvée), l'antique lumière de l'Éden baigne le monde actuel et l'âme du poète. Le Paradis est ici et maintenant, nullement un rêve lointain. [...] Traherne rejoint Nicolas de Cuse lorsqu'il célèbre l'inclusion du macrocosme dans le microcosme (ou leur identité), mais il fait pressentir de même l'idéalisme magique, l'intériorité infinie de Novalis,
Date de publication08 septembre 2011
CollectionOMBRE
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché